Vaiteani, c’est la « source céleste » en polynésien…

Luc et Vaiteani sont deux âmes-coeurs originaire d’Alsace et de Tahiti qui se sont unis et forment un seul et même prénom : Vaiteani. Ensemble ils jouent du « Polynesian Folk » sur un premier album qui sort le 25 août. Vaiteani, c’est la « source céleste » en polynésien, une sensation qui surgit à brûle-pourpoint, nous capture et nous caresse dans une sensualité toute nouvelle.
Leur folk polynésien est un écrin de douceur et de dépaysement à savourer sans modération cet été avec la voix chaude et sensuelle de Vaiteani et les arrangements concoctés par Luc qui invitent systématiquement à l’évasion en mélangeant des sonorités polynésiennes à de la pop anglo-saxonne.
Depuis leur premier tremplin en 2011, Vaiteani a pris le temps de peaufiner son répertoire, de multiplier les rencontres et les concerts avant d’enregistrer cet album à Tahiti, que l’on découvre avec le clip de Silver Ocean.

Quelque part dans une vallée du pacifique sud, nichée sous les fougères arborescentes et les bougainvilliers rubiconds, se cache une source magique. Vaiteani, c’est elle, la « source céleste » en polynésien. Luc, c’est lui, le jeune trouvère qui lui offre ses lumières. Il est venu de l’est pour boire à la rivière et depuis, il joue au creux de son lit pour la faire chanter. Luc et Vaiteani c’est l’hymen hybride de l’Alsace et de Tahiti. De la « Polynesian Folk » qui surgi à brûle-pourpoint, qui nous capture et nous caresse dans une sensualité toute nouvelle.
Ils se sont rencontrés quand ils étaient étudiants à Strasbourg. Vaiteani avait quitté son paradis tropical pour l’université en métropole. Elle sera professeur d’anglais pendant cinq ans. De son côté, Luc étudie la musicologie, joue de la guitare, du luth et sur une myriade d’instruments aussi exotiques qu’enchanteurs : balafon, kalimba, oud, épinettes des Vosges, il vagabonde sur ses ballades folk et médiévales. Il sera le clair, elle, l’obscur. Noble, pudique, Vaiteani chante son monde intérieur sur les enluminures de Luc. Deux âmes-cœurs se sont unis et forment un seul et même prénom. A l’unisson, ils créent leurs ballades sur les pulsations du corps et de l’esprit.
En 2011, Luc et Vaiteani ont rejoint Tahiti. Elle est enseignante, il donne des cours de musiques aux enfants. Un jour, il entend parler d’un concours intitulé « 9 semaines et un jours ». Un tremplin musical pour les jeunes talents d’outre-mer qui promettait aux gagnants de jouer sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle. Pari réussi, ils seront lauréats et feront leurs preuves devant 10 000 personnes, sous le regard protecteur de Laurent Voulzy, touché par la grâce de Vaiteani. Adoubés par l’ange gardien Voulzy, ils n’hésitent plus une seconde et se mettent à l’ouvrage. Vaiteani raconte que Ben Harper lui a transpercé l’âme et que Beyonce parle à son corps. L’alchimiste touche à tout, puise son inspiration autant dans une chacone de Jordi Savall que quand les broderies miniatures de la kora de Toumanie Diabiaté.
En 2015 ils signent avec le label « Un plan simple. » Vaiteani est un album de onze chansons, qui parle de l’attente insoutenable du coup de fil amoureux « Three Weeks », de la confiance qui vous lâche dans la prière mélancolique « Confidence », de la trahison « Blind ». Dans « Silver Ocean » on lévite, porté par la beauté de ces Iles du Vent si pacifiques, tandis que « Run run » poursuit sa course infernale vers la résilience. Avec « Who am I » sur un funk minimal, oblique et existentielle Vaiteani s’interroge : « Qui suis-je pour te juger ? Moi qui suis si affreuse… » Seule au piano, la belle affronte la mort sur « I’m ready » et nous berce en polynésien avec « Honu iti e » (Petite tortue) en hommage à la grand-mère tahitienne qui l’a accueilli chez elle, quand la jeune fille est arrivée en métropole. La tortue était son animal totem. Vaiteani est notre source miraculeuse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *