ROUGE CONGO: « La Main Invisible » pour le 18 novembre

ROUGE CONGO est une molécule diazoïque, c’est-à-dire qui possède deux fois la structure de l’azobenzène, et qui sert à la fois de colorant organique et d’indicateur de pH. C’est derrière cette définition aussi sibylline qu’incongrue que se cache en réalité un quatuor pop à la musique heureusement beaucoup moins toxique que ce colorant encore parfois utilisé en médecine.

Formé à Reims sur les traces de ses pairs The Shoes et Yuksek, Rouge Congo a en effet troqué ses blouses et ses stéthoscopes contre des guitares électriques et des claviers vintages. Médecin le jour et musicien la nuit (parfois l’inverse), le duo de chanteurs John et Clément est rapidement rejoint par Ian et Antoine pour parfaire cette jeune formation pleine d’enthousiasme, jonglant – pour le moment encore – entre les exigences du milieu hospitalier et l’impérieux appel de la musique.

Tout débute en 2014, où une poignée de tubes lancés sur internet aura suffi pour attirer sur eux l’attention des mélomanes les plus curieux. L’alchimie mélodique et les incantations héliotropiques de leurs morceaux sont alors rapidement plébiscitées par le public et les médias. Poussé par ce chaleureux accueil et soutenu par La Cartonnerie à Reims, le groupe ne tarde pas à monter sur scène, d’abord aux Inouïs du Printemps de Bourges, puis aux Francofolies de La Rochelle, au Cabaret Vert et lors de nombreuses premières parties (Tahiti 80, Puggy, Griefjoy, Kakkmaddafakka, Jupiter, etc.). Accompagné d’un dispositif vidéo et d’une scénographie ambitieuse faite d’ombres chinoises et de lumières (Seoul), le groupe offre un spectacle à la précision chirurgicale. Une première étape indispensable avant la sortie de leur premier EP: White Stairz.

Ce dernier tient à un équilibre remarquable: un subtil mélange entre une nostalgie douce et mélancolique et une fougue aux éclats brillants et aux refrains colorés (‘Back To The Sun’). Bercé par la new-wave de Depeche Mode et les synthés-basses de Giorgio Moroder (‘Love Affair’), l’EP offre une large place à une pop lumineuse et moderne à mi-chemin entre MGMT et Phoenix (‘Tenerife’), s’aventurant même du côté d’une électro-pop irrésistiblement accrocheuse (‘Two Girls Two Boys’).

Si White Stairz a pour ambition de marquer d’une pierre blanche la nouvelle étape dans l’ascension de Rouge Congo, le groupe ne compte pas en rester là. Carte de visite à l’esthétique rétro et pop art, ce premier EP sonne comme un appel à l’exploration et à la découverte. A la manière d’un Henry Morton Stanley qui découvrit le fleuve Congo en son temps, le groupe ouvre de nouvelles voies et se dirige de nouveau vers la scène.

WHITE STAIRZ
PREMIER EP LE 18 NOVEMBRE

 

ROUGE CONGO dévoile le clip de ‘Tenerife’

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