Raul Midón se promène sur les rythmes jazz, funk et blues

Raul Midón est de retour avc son cinquième album Bad Ass and Blind. Véritable homme-orchestre des temps modernes, Raul Midón se promène sur les rythmes jazz, funk et blues. Cet auteur-compositeur et guitariste, proche collaborateur de Herbie Hancock et Stevie Wonder, s’aventure aussi au cinéma en travaillant sur les bandes-son de Spike Lee. D’une liberté sans limite, il n’entre dans aucune catégorie mais se sent bien partout. Derrière ce talent unique, une frustration de naître aveugle et de s’entendre répéter à longueur de journée que tout effort sera peine perdue. Pourtant il s’accapare le monde en s’abreuvant de sons. Sa guitare, ses voix et le plaisir de la vie sont partagés.

Raul Midón compose et interprète une soul teintée de folk grâce à sa technique singulière de « slap-attack » qui sublime le groove de la guitare acoustique et lui vaut régulièrement des standings ovations. Son dernier album Bad Ass and Blindnous transporte sur onze titres entre jazz, groove et soul moderne, avec entre autre une reprise du Steve Miller Band : Fly Like An Eagle, mais aussi Gotta Gotta Give avec en invité Jean-Philippe Rykiel, et le premier extrait Pedal To The Metal.

Raul Midón est né à Embudo au Nouveau-Mexique d’un père argentin et d’une mère afro-américaine. Il a un frère jumeau (Marco). Tous les deux sont devenus aveugles quelques jours après leur naissance. Raul a baigné toute son enfance dans un environnement musical du en grande partie à l’imposante collection de disques de son père allant du classique au be-bop en passant par les compositeurs avant-garde. Le jeune Raul s’est d’abord passionné pour la batterie avant de jeter son dévolu sur la guitare. Après l’académie de Santa Fe, il a fréquenté l’université de Miami où il a participé à diverses aventures jazz au sein de l’école, puis il s’est impliqué dans la scène musicale de la ville attirant l’attention autour de ses prestations. Rapidement il est accaparé pour ses talents de chanteur par des artistes latin-pop confirmés comme Julio et Enrique Iglesias, Jennifer Lopez, Jose Feliciano, Ricky Martin ou Shakira. Au total on entend ses prouesses vocales sur pas moins de soixante albums !
Bien qu’il ait vécu confortablement de la musique à Miami, il a fortement eu le désir qu’on s’intéresse à ses propres compositions. C’est en 2002 qu’il décide donc de s’établir à New York pour s’occuper de sa carrière solo. Sur place il a rencontré et débuté une collaboration avec le DJ Little Louie Vega avec lequel il a tourné en Europe, Japon et en Australie. Dans le même temps, il en a profité pour apparaître de plus en plus en solo et développer son style qui fait sa marque de fabrique.
Il se rappelle de son premier show à New York : « Je jouais dans un bar du West Side entre les sets d’un band du Top 40 avec un public d’ivrognes généralement. Et moi je me pointe sur scène avec juste ma guitare acoustique. Il fallait donc trouver un moyen d’attirer leur attention, d’où l’attitude plutôt guerrière que j’ai décidé d’adopter ! C’était du genre, bon, je ne vais pas vous jouer le chanteur-auteur-compositeur de plus avec ses chansons délicates. Il fallait que je leur montre quelque chose qu’ils n’avaient jamais vu. C’était une excellente école et j’ai toujours la même approche depuis.
A chaque fois que je me produis, je travaille sur quelque chose, que ce soit sur la diction, une histoire précise ou une technique de guitare. Quand je suis sur scène, j’élimine tout le reste de mon esprit et je donne au public le meilleur de ce que j’ai à ce moment précis. Certaines nuits, j’ai plus à donner que d’autres mais ce n’est jamais téléphoné. Je ne traite pas un concert comme moins important qu’un autre. Et j’aime l’idée que les gens peuvent ressentir cette impression. Ils me voient aussi pure et véridique que je peux l’être. »
Au fil des ans, la réputation grandissante de Raul Midón sensibilise le producteur Arif Mardin qui lui à fait signer son premier contrat sur une major (Manhattan Records/Capitol/EMI) avec l’album « State Of Mind » (son deuxième album) paru en 2005 : succès médiatique et public comme celui de 2007 « A World Within A Word » et « Synthesis » en 2009.

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