Nour est de retour avec son troisième album Après l’Orage.

 Avec des textes très poétiques (Terrain de Jeu, Les Horizons), parfois assez cyniques (Rumba des Assiettes), parfois aussi très drôles (Chanson pour un Rasoir), Nour montre tout ses multiples talents et incarne comme personne la nouvelle vague de la chanson française sans oeillères et affranchie de tous les carcans.

Nour court depuis toujours après la liberté musicale, trop volatile pour être mise dans la cage chanson, elle ouvre la porte à toutes les formes de musique, même si le jazz reste son point de départ. On retrouve aussi sur l’album le titre « Marie Curie » hommage à cette femme aux deux prix Nobel, un titre que l’on retrouve sur la BO de Bruno Coulais.
Jouant avec les rythmes du quotidien (briquet, rasoir, mixeur…), Nour multiplie les harmonies vocales, les bruitages, les rythmes d’ici et d’ailleurs et frappe par sa voix claire et chaleureuse, comme sur le premier extrait Si Légère à découvrir en clip.

Avec Nour beaucoup de rimes sont possibles. Tout droit venue de Suisse, ce sera Nour tout court, comme son prénom.
Nour court depuis toujours après la liberté musicale, trop volatile pour être mise dans la cage chanson, elle ouvre la porte à toutes les formes de musique, même si le jazz reste son point de départ : « Je chantais du jazz dans les bars à punks ».
Son troisième album respire la lumière, l’audace raisonnable et ne refuse jamais l’absurde artistique. « Après l’orage » raconte sans en avoir l’air les quotidiens d’une jeune femme auteur, compositeur interprète.
Le très doux « Les horizons » est le premier titre qui vit le jour. Au départ conçu comme une musique de film, il met en valeur la voix entre malice et tendresse et montre l’étendue de sa poésie. C’est une vraie chanson de film qui sera le dernier morceau crée pour cet album. « Lumière bleue » est la chanson générique du film de Marie Noelle-Sehr : « Marie Curie » qui raconte le nouvel amour de cette femme aux deux prix Nobel. Un titre pêchu avec des choeurs comme elle les aime, intégré à la BO faite par Bruno Coulais.
« Sale temps » qui ouvre l’album démarre par… des essuie-glaces et introduit l’ossature de « Après l’orage ». Nour malaxe, triture et fait vivre les bruits du quotidien. Chez elle un briquet devient rythme, un mixeur fait danser la valse, et un rasoir électrique donne son nom à un titre. La magie de cet acte créatif est que cela ne fait jamais gadget ou bidouillage, Nour nous entraine et on la suit, mi intrigué, mi amusé.
Après avoir travaillé sur un EP récemment paru, avec Camille Ballon ( aka Tom Fire) et dont on retrouve ici trois morceaux, c’est Alexis Campet (Eskalina- Bergman) qui réalise le reste de l’album, s’il a bien sûr apporté sa patte, il a surtout validé le travail que pas à pas Nour avait fait dans son coin. Il a aussi réussi à faire sonner en studio tous ces bruits venus d’ailleurs dont un petit pad pour bébés qu’on entend déci delà.
Ni trop drôle ni trop triste Nour aime cependant le grain de folie nécessaire pour ne pas tomber dans… la folie justement. Le monde est ce qu’il est. Nour le redécore et convoque les surréalistes, Breton, Dali et Magritte en tête pour les marier à Tom Waits, André Minvielle et Billie Holiday pour être elle en toute simplicité et vivre dans sa tête et dans son corps tous ses morceaux. Absurde peut être mais toujours plein de sens. Olivier Bas

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