Garner: Nouvel EP En Plein Coeur

Un an à peine après la sortie de son album Bas Les Armes, Garner revient avec un EP de 5 titres En Plein Coeur entre pop et électro, avec son complice Philippe Balzé que l’on a déjà croisé avec des artistes comme Renan Luce, Miossec, Joseph d’Anvers, ou Maissiat. Garner est un des secrets les mieux gardés de la scène française. Torrents de sensations, planches de salut, traversées  nocturnes et voyages lointains. .. Garner a beaucoup appris, dompté la mélancolie, canalisé son incroyable énergie. Pour ce nouvel EP, il choisit un format moins rock et plus électro, un mur de synthés sur lequel il pose ses mots. N’en Abuse Pas, dit-il dans le premier extrait. On va se priver !

Après la sortie de son album « Bas les armes » en juin 2015, Garner nous revient avec son dernier Ep « En plein coeur », un 5 titres résolument pop électro réalisé et co-signé par son complice Philippe Balzé (il a collaboré sur Renan Luce, Thiefaine, Bénabar, Miossec, Saez, Joseph d’Anvers, Maissiat…). La verve du chanteur n’a pas changé et si ce nouvel opus semble en apparence plus léger, il ne quitte pas sa délicieuse ambiguïté. De quoi nous parle-t- il ? D’amour beaucoup, pour ne pas dire essentiellement d’amour. Car en ces temps tumultueux, il était nécessaire d’en parler. Garner est toujours celui qui accepte que l’ailleurs absolu n’existe pas.
Dans « N’en abuse pas », le vraisemblable single de l’Ep, le voilà qui, s’adressant doux-amer à son aimée, sifflote léger derrière un barrage de synthés qui donne le ton, dans un mélange de douceur et de rugosité. Garner trouve l’ailleurs dans une friche à côté d’une usine désaffectée. Ce coin de nature lui suffit. Il peut vieillir avec « elle », « loin des hordes sauvages », il l’aime, oui, mais « qu’elle n’en abuse pas ».
La tranquillité ne dure jamais. Garner le sait, n’en est pas dupe.
Si la part rock du précédent album s’est estompée au profit de l’électro, on y retrouve aussi des rythmiques presque « funky ». Funky, mais sombre. On ne rigole pas, mais ne nous prenons pas non plus au sérieux.
« Tous ces gens sur la terre sont de trop pour tes nerfs » chante-t- il dans « La nuit tu dors ». C’est un homme mi-amusé, mi-inquiet qui veille sur le sommeil d’une aimée qu’on devine capricieuse. La nuit, elle dort. La nuit, il peut enfin veiller sa propre solitude. Une inspiration légèrement funky encore dans « Les voies sans issues ». Un titre poétique comme aime à les écrire Garner.
Poétique et polémique : Garner est-il vraiment revenu de l’ouest de Brest où il nous avait laissé dans son précédent album ? Il a peut-être « plongé dans le bleu noir des origines », devenu une « étrange bête sous-marine ».
On va souffrir, c’est entendu, on finira seul c’est évident, mais il ne faudrait quand même pas que ça nous empêche de danser, ni de rêver… La vie est un sujet trop grave pour ne pas s’amuser, et ne pas en abuser.

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