Dimoné : Du surf dans les caniveaux

  • Qui est-il?

Dimoné n’est pas de ces dociles caboteurs longeant le rivage. Il préfère mettre cap au large, chercher les remous. Ce poète-cartographe sillonne d’impétueux courant intérieurs, vogue de rêves en fantasmes, essuie doutes et constats. Pour finalement jeter l’ancre en des territoires inexplorés, entre 40èmes rougissants et 50èmes urgents, là où la pudeur le dispute à la sincérité, le sacré au secret, le rageur au tendre.
A rebours des chroniques du quotidien, son écriture affûtée aspire à l’universel. Sa plume caresse l’homme « au plus près de l’os », cisèle le verbe avec élégance, au grès des doubles sens. D’une voix pénétrante à la fois grave et soyeuse, il distille une poèsie sans fard, presque charnelle, posée sur une pop mélodique portée par les guitares. Dandy démon, Dimoné grésille, crépite, irradie, bouillonne et nous submerge.

  • « Bien hommé mal femmé » nous invite dans sa chevauchée sur un territoire des genres et de l’intime.

Onze chansons audacieuses Amazones de son dedans, ces cavalières réelles ou fantasmées par Dimoné le bien nommé, sont elles même l’allégorie batailleuse de ses tourments convertis en rêverie, en souhaits ou en formule de sorcier blanc.
On y désire et on y extrapole l’insupportable solitude, on s’accompagne dans les origines, et on s’aventure orgueilleusement dans son univers où l’ombre peut s’avérer lumineuse.
Après l’écoute de cet album on sait que le sentiment est minéral et le sensible une odeur.

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