Avec ce nouvel extrait de « Fortune », la pop sombre et dansante de Ghern prend la forme de rochers…

Avant lui, dans le paysage de la scène francophone, Lescop s’est choisi « La Forêt », Moodoïd a pris « La Montagne » et Olivier Marguerit a préféré « La Rivière ». Mais aujourd’hui habité par un démon new wave, Ghern promène son flegme et s’offre un duel sous la lune plutôt qu’un « Duel au soleil ».
Avec Les Rochers, Ghern révèle un discours amoureux et emprunte pour l’occasion des images de Murnau, maître incontesté de l’impressionnisme allemand. Comme s’il rêvait de faire tout haut une déclaration. Sa déclaration.

A mi-chemin entre le rock sépulcral de Bashung et la pop salvatrice de Daho, Ghernimpose son univers sentimental et tourmenté. Au fil des titres, Ghern se met dans la peau d’un tyran, évoque un récent accident en deux roues, avant de partir en quête de rédemption comme on fuirait la nuit pour faire un tour de périphérique… La ligne de conduite est lisible : il faut tenter de transposer les effets d’une voix intérieure — et y parvenir.
Pour illustrer la vidéo des Rochers, Ghern s’est choisi le film L’Aurore, de Murnau qui apporte son reflet lunaire à ce titre le plus new wave du E.P.

Ghern semble se réveiller d’un beau rêve et fait l’éloge de la fuite avec un nouvel EP intitulé Fortune

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